La question de l’exonération des cotisations sociales salariales des apprentis a créé de fortes tensions politiques ces dernières semaines.
Alors que l’Assemblée nationale avait largement voté pour son maintien (232 voix contre 3), le Sénat a finalement décidé de supprimer cette exonération une mesure qui pourrait concerner près d’un million d’apprentis.
Au-delà du débat, cette évolution aura des effets directs sur les écoles et CFA.
1. Une baisse du salaire net des apprentis dès 2026
Selon La Croix et L’Étudiant, cette suppression entraînerait une baisse du salaire net comprise entre 55 € et 102 € par mois, selon les profils.
Pour repère, la rémunération actuelle varie de 486 € à 1 614 € net.
👉 Dans un contexte d’inflation, cette diminution pourrait fragiliser davantage les jeunes.
L’Association des Apprentis de France (ANAF) alerte d’ailleurs sur un risque accru de précarité et de décrochage.
2. Des arguments contestés pendant les débats
Plusieurs arguments avancés au Sénat ont été largement critiqués, notamment :
« Les apprentis gagnent jusqu’à 3 000 € » — faux
Aucun chiffre officiel ne l’atteste.
👉 La Dares indique que seuls 7 % des apprentis touchent le SMIC.
« Certains apprentis gagnent plus que leur maître d’apprentissage » — marginal
Une situation exceptionnelle, liée à des cas isolés où le maître d’apprentissage est payé au SMIC.
« Ils doivent cotiser puisqu’ils touchent la prime d’activité » — très partiel
Seule une minorité des apprentis y a accès.
Avec la réforme, seuls ceux rémunérés à 79 % du SMIC ou plus pourraient en bénéficier… soit environ 7 %.
3. Quels impacts pour les établissements ?
La suppression de l’exonération pourrait conduire à :
Une baisse de l’attractivité des formations en alternance
Les jeunes pourraient hésiter davantage face à une rémunération réduite.Des difficultés accrues de recrutement
Les écoles devront redoubler d’efforts pour maintenir leurs volumes.Un risque de ruptures de contrats
Certains apprentis pourraient ne plus pouvoir assumer leurs dépenses.Des tensions pour les CFA
Moins d’apprentis = moins de financements, moins de sections ouvertes.
4. Comment les écoles peuvent anticiper ?
1️⃣ Renforcer l’accompagnement social
Aides internes, solutions logement, partenariats territoriaux.
2️⃣ Rassurer les candidats
Mettre en avant insertion professionnelle, stabilité pédagogique et accompagnement.
3️⃣ Optimiser le funnel d’admission
Fluidifiez chaque étape du parcours candidat pour convertir davantage de prospects malgré une attractivité fragilisée de l’alternance
4️⃣ Préparer différents scénarios pour 2026
Afin d’anticiper les fluctuations de volumes et de financements.
Conclusion
La fin possible de l’exonération des cotisations sociales marque un tournant pour les apprentis, mais aussi pour les écoles fortement engagées dans l’alternance.
Dans un contexte incertain, les établissements doivent anticiper, adapter leur communication et sécuriser leur attractivité.
Chez Growth4School, nous accompagnons les écoles pour analyser l’impact de ces évolutions et renforcer leurs stratégies admissions.
Boostez dès maintenant votre campagne d’alternance 2026
Demandez un audit gratuit et identifiez les actions prioritaires pour sécuriser vos recrutements